Hosanna ! Béni soit celui qui vient !

Hosanna ! Béni soit celui qui vient !
Comme le pain, le vin est le fruit de la terre et du travail des hommes. Après les vendanges, les grappes de raisins sont jetées dans le pressoir. Du temps de Jésus, elles étaient souvent foulées aux pieds pour en recueillir le jus qui, après fermentation, deviendra du vin. Jésus lui-même fera l’éloge de la vigne que Jahvé a plantée en Palestine et qu’il a confiée à Israël (Is 5, 2-4). Mais les fruits sont décevants. Impossible d’obtenir un grand cru. « Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? J’en attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle produit de mauvais ? » Ce qui sort du pressoir est juste bon à produire du vinaigre ! Très vite, la tradition a identifié Jésus au raisin d’exception qui donnera un vin capiteux. Et la croix a été représentée comme le pressoir. Un des anciens vitraux de l’église de Saint Etienne du Mont, à Paris, représente Jésus-Christ étendu sur un pressoir et entouré de tout ce qui sert à faire le vin. Son sang coule des cinq plaies dans des cuves et des outres. Tout autour sont des évêques, des prêtres et des fidèles qui s’empressent de le recueillir. Continuer la lecture
Continuer la lecture...