« Sois beau et tais-toi ! »

« Sois beau et tais-toi ! »
Regardons le Père Damien défiguré par la lèpre : à première vue, il est affreux, voire dégoûtant. Mais quand on sait qu’il a rejoint les lépreux sur l’île de Molokai pour leur manifester la proximité et la tendresse de Dieu pour eux, alors notre regard change. Il est défiguré, c’est vrai, mais par amour ! Il est devenu lépreux avec les lépreux. Regardons Mère Teresa de Calcutta : ses rides n’en font pas un top-modèle. Mais nous connaissons son histoire : elle ne passait pas son temps devant un miroir pour se faire belle ; elle priait longuement devant le crucifié qu’elle allait ensuite servir dans les malades et les mourants. Ici, la beauté de l’amour éclate au grand jour ! Chaque plaie du Père Damien, chaque ride de Mère Teresa témoigne de l’amour que l’Esprit Saint est venu répandre dans leur cœur. Oui, la beauté de l’Amour apparaît ici au grand jour ! Continuer la lecture
Continuer la lecture...

Ni ange, ni bête… la joie d’être un humain

Ni ange, ni bête… la joie d’être un humain
Jésus vient d’être baptisé dans le Jourdain : en sortant de l’eau, l’Esprit prend possession de lui et la voix du Père se fait entendre : « Tu es mon Fils bien-aimé, il m’a plu de te choisir. » Aussitôt après cet événement marquant, l’Esprit le « jette » au désert pour qu’il soit tenté. Mais de quelles tentations s’agit-il ? « Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient. » En quoi cette petite phrase renvoie-t-elle à une tentation ? D’un côté, les bêtes sauvages, de l’autre, les anges. Le fils d’homme qu’est Jésus se trouve entre les deux. Continuer la lecture
Continuer la lecture...

« Touché ! »

« Touché ! »
Dans le cœur de notre lépreux de l’évangile, il n’y a pourtant pas de résignation. Au plus profond de son être, il aspire à la vie, à la communion avec le Dieu vivant et avec les hommes. Il veut faire partie de la communauté des vivants. Et cette aspiration le pousse à aller, avec audace et témérité, vers le Seigneur Jésus. Au lieu de se tenir à bonne distance, au lieu de crier : « impur, impur ! », il vient se jeter aux pieds de Jésus en le suppliant : « Si tu le veux, tu peux me purifier. » Visiblement, Jésus est touché au plus profond de son cœur à la vue de cet exclu qui aspire à la communion, et « il est pris de pitié. » La traduction française est faible : on devrait dire que Jésus est « remué au plus profond de ses entrailles. » Ce sont les sentiments d’une maman qui s’émeut à la vue de son enfant dont la vie est en péril. Que ne ferait-elle pas pour que son enfant vive, pour qu’il vive pleinement heureux ! Continuer la lecture
Continuer la lecture...